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Institut de Biologie StructuraleGrenoble / France

Faits marquants

Comment le phytoplancton domine-t-il les océans ?

La photosynthèse est un processus unique qui, dans le monde vivant, a permis la colonisation des terres et des océans, respectivement par les plantes et le phytoplancton. Si les mécanismes de la photosynthèse sont bien connus chez les plantes, les scientifiques commencent seulement à comprendre comment le phytoplancton a développé une photosynthèse. Dans le cadre d’une collaboration internationale, des chercheurs de l’Institut de Biosciences et Biotechnologies de Grenoble (BIG), de l’Institut de biologie structurale (IBS), de l’Institut nanosciences et cryogénie (INAC), de l’Institut de Biologie Physico-Chimique (IBPC), de l’ETH Zurich (Suisse) et de l’Université de Konstanz (Allemagne) proposent un modèle structural du processus photosynthétique chez le phytoplancton, en étudiant la diatomée Phaeodactylum tricornutum. Ces résultats sont publiés le 20 Juin 2017 dans Nature communications.

Communiqué/Press release

Plastid thylakoid architecture optimises photosynthesis in diatoms. Flori S, Jouneau PH, Bailleul B, Gallet B, Estrozi LF, Moriscot C, Bastien O, Eicke S, Schober A, Río Bártulos C, Maréchal E, Kroth PG, Petroutsos D, Zeeman S, Breyton C, Schoehn G, Falconet D and Finazzi G. Nature Communications ;8:15885.

Un nouveau moyen de lutter contre les infections fongiques mortelles

Les champignons pathogènes sont responsables d’infections généralisées mortelles, avec 800 000 victimes par an. Un consortium collaboratif* entre trois instituts de recherche de Grenoble, l’Institut Pasteur et l’Université de Californie du Sud a découvert que la protéine Bdf1, membre d’une famille ubiquitaire de facteurs régulant l’expression des gènes, est essentielle à la survie des champignons pathogènes. Ils ont identifié des inhibiteurs spécifiques de cette protéine capables de tuer les levures. Ce travail, publié le 18 mai 2017 dans la revue Nature Communications, ouvre de grands espoirs pour le développement d’une nouvelle classe de médicaments antifongiques. (Détails)

* Équipes de Carlo Petosa (Institut de Biologie Structurale), Jérôme Govin (Institut de Biosciences et Biotechnologies de Grenoble), Muriel Cornet (TIMC-IMAG-TheREx, CHU Grenoble Alpes), Christophe d’Enfert (Institut Pasteur) et Charles McKenna (University of Southern California, Los Angeles).

Selective BET bromodomain inhibition as an antifungal therapeutic strategy. Mietton F, Ferri E, Champleboux M, Zala N, Maubon D, Zhou Y, Harbut M, Spittler D, Garnaud C, Courçon M, Chauvel M, d’Enfert C, Kashemirov BA, Hull M, Cornet M, McKenna CE, Govin J, Petosa C. Nature Communications 8:15482.

Mise en évidence d’un mécanisme d’arrêt de croissance des racines des plantes

Le Groupe de Microscopie Electronique et Méthodes de l’IBS, en collaboration avec le le Laboratoire de Biologie végétale et microbiologie environnementales de Cadarache et le Leibniz Institute of Plant Biochemistry ont mis en évidence un mécanisme d’arrêt de la croissance racinaire des plantes lors d’une carence en phosphate dans le sol. L’exploitation de ces résultats permettrait d’améliorer la résistance de plantes cultivées dans les sols acides ou pauvres en phosphates, ou d’augmenter leurs propriétés d’extraction de métaux polluants. Les résultats de cette étude sont parus dans Nature Communications le 15 mai 2017 (voir communiqué de presse).

Low phosphate activates STOP1-ALMT1 to rapidly inhibit root cell elongation. Balzergue C, Dartevelle T, Godon C, Laugier E, Meisrimler C, Teulon J-M, Creff A, Bissler M, Brouchoud C, Hagège A, Müller J, Chiarenza S, Javot H, Becuwe-Linka N, David P, Péret B, Delannoy E, Thibaud M-C, Armangaud J, Abel S, Pellequer J-L, Nussaume L and Desnos T. Nat. Commun. 8 : 15300.