Le Conseil européen de la recherche (ERC) a attribué à Nicola Galvanetto, chercheur à l’Institut de biologie structurale, une bourse « Starting Grant » pour son projet « INTERFACES » en biophysique moléculaire.
Nicola a étudié la physique à l’université de Padoue et à l’Université catholique de Louvain, avant d’obtenir un doctorat en biophysique et neurobiologie à l’École internationale supérieure d’études avancées de Trieste. Il a ensuite rejoint l’université de Zurich pour un postdoctorat, au cours duquel il s’est intéressé aux mouvements, aux interactions et aux assemblages de protéines désordonnées, afin de mieux comprendre leur implication dans certaines pathologies. Depuis mars 2026, il dirige sa propre équipe à l’IBS au sein du groupe « Dynamique et flexibilité des protéines par RMN », grâce à une bourse ATIP-Avenir. Ses recherches s’appuient sur la biophysique moléculaire à l’échelle de la molécule unique pour comprendre comment les interactions moléculaires sont à l’origine de l’organisation et de la complexité des systèmes vivants, et comment la perturbation de ces processus peut entraîner des maladies.
En quoi consiste le projet INTERFACES ?
Les cellules organisent leurs composants à la fois grâce à des organites délimités par une membrane et à des condensats biomoléculaires (des compartiments dépourvus de membrane, formés par séparation de phases). Si les condensats permettent des interactions moléculaires dynamiques et une régulation biochimique efficace, leurs interfaces peuvent également favoriser de mauvais repliements et l’agrégation de protéines, entraînant un dysfonctionnement cellulaire et une toxicité.
Le projet INTERFACES vise à comprendre et moduler, à l’échelle de la molécule unique, le comportement des protéines aux interfaces des condensats biomoléculaires, à l’aide de la spectroscopie monomoléculaire. Il s’attachera à visualiser l’agrégation des protéines, à identifier les facteurs qui y contribuent et à explorer des moyens de modifier les surfaces des condensats afin d’empêcher toute agrégation nocive.
En étudiant les phénomènes d’agrégation à l’échelle nanométrique, ce projet pourrait apporter un nouvel éclairage sur les mécanismes moléculaires à l’origine des maladies neurodégénératives, tout en mettant en lumière les principes fondamentaux qui régissent les interfaces biomoléculaires et l’organisation des systèmes vivants.
"Interfaces" (Single-molecule dynamics of aggregation at biomolecular condensate interfaces)
Période : 2026-2031
Montant t : 1 833 790 EUR
Félicitations à Nicola pour ce contrat prestigieux et très convoité destiné aux chercheurs en début de carrière !

