Menu
Institut de Biologie StructuraleGrenoble / France

Les protéines fluorescentes n’aiment pas les coups de soleil !

La microscopie à super résolution continue de mettre à jour de nouveaux aspects de la biologie à l’échelle nanométrique. Les mesures quantitatives utilisant la microscopie à super résolution restent toutefois limitées en raison du comportement photophysique très complexe des marqueurs fluorescents utilisés. Dans le cas des protéines fluorescentes photoconvertibles (PCFPs), leur efficacité limitée de conversion du vert au rouge réduit la résolution spatiale et génère des erreurs de sous-comptage dans les expériences quantitatives. Les chercheurs de l’équipe PIXEL du groupe I2SR de l’IBS ont montré que l’efficacité de la photoconversion de plusieurs PCFPs, notamment mEos4b, Dendra2 et pcStar, dépend fortement des conditions d’illumination. En particulier, l’efficacité de la photoconversion dépend de manière non linéaire de l’intensité lumineuse utilisée à 405 nm, en raison d’un mécanisme de photoblanchiment non linéaire. Les résultats contribuent à notre compréhension de la photophysique des protéines fluorescentes et permettent de concevoir des schémas d’illumination optimisés pour la microscopie de localisation.

mEos4b Photoconversion Efficiency Depends on Laser Illumination Conditions Used in PALM. Wulffele J, Thédié D, Glushonkov O, Bourgeois D. J. Phys. Chem. Lett. 13:5075–5080.

Contact : Dominique Bourgeois, chercheur CNRS de l’IBS (Groupe Imagerie intégrée de la réponse au stress)