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Institut de Biologie StructuraleGrenoble / France

Faits marquants

Parution de la nouvelle Lettre d’information de l’IBS

Retrouver le numéro de Novembre 2020.

L’IBS s’organise face à l’évolution du contexte sanitaire

Suite à l’annonce d’un deuxième confinement par les autorités françaises, nos activités sont maintenues sous réserve d’ajustements organisationnels : du 30 octobre au 1er décembre 2020, la vie de nos laboratoires se poursuit mais le télétravail est privilégié pour ceux dont les activités le permettent.
Pour les personnes en télétravail, qui restent joignables par mail ou téléphone, une présence temporaire et par rotation sera susceptible d’être mise en place au sein des équipes pour assurer un fonctionnement efficace des collectifs de travail.
Pour les personnes en présentiel, la réduction des interactions sociales et le respect des consignes sanitaires et des gestes barrière sont la règle.
Enfin les évènements scientifiques de type réunion, séminaires ou ateliers se poursuivent par visioconférence.

SARS-CoV-2 : découverte d’un mécanisme de transmission inédit

La glycoprotéine S, présente à la surface du Coronavirus SARS-CoV-2, permet l’entrée du virus dans les cellules humaines via son interaction avec un récepteur, l’enzyme ACE2, présent à la surface des cellules infectées. L’équipe de F. Fieschi du groupe M&P, à laquelle sont associés des membres des groupes IRPAS et MEM et des groupes espagnol et italien, vient de mettre en évidence que des récepteurs lectines (DC-SIGN, L-SIGN , MGL et Langerin) de cellules immunitaires sont également capables de reconnaitre la protéine S du SARS-CoV-2. Cette interaction implique une reconnaissance multi-site de la protéine S en exploitant les différents glycanes (sucres) de surface de la protéine S. Ils ont montré que cette interaction ne permet pas d’induire l’infection directe des cellules (infection cis) par le SARS-CoV-2. Par contre, parmi ces récepteurs, DC-SIGN et L-SIGN sont capables après capture de transmettre le virus à des cellules permissives possédant ACE2 (infection en trans). C’est donc un nouveau mode de transmission, dans le processus global d’infection, que ces chercheurs mettent en avant dans une publication déposée sur le site de preprint BioRxiv et qui est actuellement en cours d’évaluation par un journal à comité de lecture. Ils ont également montré qu’il est possible d’inhiber ce nouveau mode de transmission du virus par l’utilisation de glycomimétiques précédemment développés à l’IBS.

DC/L-SIGN recognition of spike glycoprotein promotes SARS-CoV-2 trans-infection and can be inhibited by a glycomimetic antagonist. Thépaut M, Luczkowiak J, Vivès C, Labiod N, Bally I, Lasala F, Grimoire Y, Fenel D, Sattin S, Thielens N, Schoehn G, Bernardi A, Delgado R, Fieschi F. doi : https://doi.org/10.1101/2020.08.09.242917

Contact : Franck Fieschi, professeur UGA rattaché à l’IBS (Groupe Membrane et pathogènes)