Collaboration : Pascal Poignard, CAID group
La résistance aux antibiotiques constitue l’une des principaux problèmes de santé publique. Parmi les agents pathogènes multirésistants (MDR), le groupe ESKAPE de bactéries infectieuses (Enterococcus faecium, Staphylococcus aureus, Klebsiella pneumoniae, Acinetobacter baumannii, Pseudomonas aeruginosa et Enterobacter spp.) relève une importance particulière, car ces bactéries sont capables d’échapper aux thérapies antibiotiques les plus couramment utilisées.
Les anticorps monoclonaux (mAbs) ciblant des facteurs de virulence bactérienne offrent des perspectives alternatives très prometteuses aux antibiotiques, en raison de leur grande spécificité, de l’absence de résistances croisées et de la possibilité de synergie avec les antibiotiques. Ils pourraient également contribuer à réduire la propagation de la résistance aux antibiotiques grâce à une diminution du recours à ces derniers.
Dans le cadre du projet financé par l’ANR (HumaBact), nous exploitons les réponses humorales de patients atteints de mucoviscidose face à l’infection, en combinaison avec des criblages fonctionnels et des approches structurelles rationnelles, afin d’isoler des mAbs humains thérapeutiques ciblant des facteurs de virulence sélectionnés.
Figure 1 : Deux approches pour l’isolement d’anticorps monoclonaux humains à partir de patients infectés
En utilisant des plateformes établies d’isolement des anticorps (Figure 1), nous avons validé la protéine de la pointe du système de sécrétion de type III (T3SS), PcrV, comme première cible de virulence pour une stratégie de blocage de la virulence basée sur des anticorps monoclonaux [1].
Figure 2 : Évaluation de l’inhibition de la virulence du T3SS par des anticorps monoclonaux humains issus de patients atteints de mucoviscidose
Figure 3 : Différents mécanismes d’inhibition de l’injection des effecteurs par des anticorps monoclonaux anti-PcrV
(All figures are created in https://BioRender.com)


